Communiqué du CAPVISH sur la campagne électorale
Nous vous reproduisons un communiqué de presse du CAPVISH portant sur les enjeux liés aux personnes handicapées en cette période électorale. Bonne lecture!
Le CAPVISH souhaite entendre parler des enjeux entourant les réalités des personnes handicapées
Québec, le 29 août 2012 – À quelques jours des élections provinciales, le comité d’Action des Personnes Vivant des Situations de Handicap (CAPVISH) se questionne sur l’intérêt des politiciennes et politiciens à travailler concrètement à l’amélioration des conditions de vies des personnes vivant une situation de handicap. Si les promesses électorales sont d’actualité par les temps qui courent, il n’en demeure pas moins que les enjeux liés aux personnes vivant avec une déficience physique ne semblent pas préoccuper fortement les partis politiques.
En effet, le proverbe le silence est d’or paraît être le mot d’ordre chez les principaux chefs de partis du moins, en ce qui concerne les conditions de vie des personnes aux prises avec un handicap physique. Incapacités ne rimant pas seulement avec aînés, on oublie souvent que ces deux réalités sont marquées par des différences. Il faut donctenir compte des besoins spécifiques de cette part importante de la population qui s’avère en quête d’autonomie plutôt qu’en perte d’autonomie. Rappelons que les québécoises et québécois vivant une situation de handicap physique représentent plus de 10% de la population québécoise. De 765 000 personnes, 500 000 d’entre elles vivent avec une incapacité liée à la mobilité.
Estimant que l’on parle trop peu des personnes vivant avec un handicap physique dans la campagne électorale en cours, le CAPVISH a identifié 4 enjeux fondamentaux sur lesquels les partis politiques devraient se pencher sérieusement :
- Premier enjeu : La question de la lutte à la pauvreté, un incontournable en soit.Un sujet qui doit être abordé sous l’angle de la compensation des coûts liés aux déficiences.
- Deuxième enjeu : La question de l’offre de service et des modalités et ce, en matière d’attribution des aides techniques (aide à la mobilité).
- Troisième enjeu : La question du manque de logements adéquats répondant aux besoins des personnes avec des incapacités physiques est un enjeu central.
- Quatrième enjeu : Il s’agit du dossier chaud de l’aide à domicile mais cette fois, nous demandons aux politiciens de prendre en considération les différentes réalités des personnes vivant une situation de handicap physique.
Il est de l’évidence même que les électeurs sont en droit de savoir si les recommandations de la commission spéciale Mourir dans la dignité seront oui ou nonsuivies? Il est à noter que cette commission a fait grand bruit l’an passé avec un taux de participation record de la population. Elle semble avoir déjà été oubliée.
En somme, le Québec pourra peut-être espérer un jour ne plus être la province se classant avec le taux le plus élevé de pauvreté chez les personnes aux prises avec un handicap physique. Ces dernières devront-elles sortir elles aussi dans la rue pour se faire entendre des politiciennes et politiciens?
