• Région montréalaise: 514 341–7272  Sans frais:  1 877 341–7272
     

L’importance d’avoir un titre valide à bord du transport adapté, un autre point de vue

Sara Leblanc | Actualité nationale, Défense des droits, Intégration sociale | 19 avril, 2013

Suite à notre publication d’un communiqué du RUTA sur l’importance d’avoir toujours un titre valide de la STM sur soi lorsque l’on prend le transport adapté, nous avons pris connaissance d’une lettre envoyée au RUTA en réaction au communiqué, signée Laurence Parent et Marie-Ève Veilleux, qui présente un tout autre point de vue sur la question. Toujours intéressés par les débats d’idées, nous vous la partageons ici, et aimerions bien avoir votre opinion sur la question.

Vous pouvez retrouver le texte ici, mais nous vous le reproduisons intégralement:

Le 16 avril 2013, le Regroupement des usagers du transport adapté et accessible de l’île de Montréal (RUTA de Montréal) a publié un communiqué pour inciter les personnes handicapées à avoir un titre de transport valide à bord du transport adapté. Marie-Eve Veilleux et moi, toutes deux utilisatrices du transport adapté et du transport régulier de la STM, avons réagi à ce communiqué puisque nous croyons que celui-ci infantilise les personnes handicapées. Nous estimons aussi que le RUTA de Montréal omet de faire une analyse importante par rapport à la discrimination relative aux méthodes de paiement des titres et aux services offerts aux clients du transport adapté.

Information importante: Les véhicules du transport adapté ne sont pas munis de lecteurs de cartes OPUS rendant ainsi impossible l’utilisation des billets achetés sur cette carte. De plus, des points de vente de titres de la STM sont inaccessibles aux personnes handicapées.

Notre lettre envoyée par courriel au RUTA de Montréal le 16 avril 2013:

Bonjour,

Nous vous écrivons en réaction à votre communiqué publié aujourd’hui au sujet des titres de transport valides. Nous sommes deux personnes handicapées utilisant le transport adapté, ainsi que le transport régulier de la STM.

Nous nous désolons de constater que le RUTA ne reconnaît pas le fait que les usagers du transport adapté ne peuvent pas payer leur titre de transport, au même titre que les usagers du réseau de bus et métro de la STM, et que cela est un obstacle.

Vous affirmez qu’une personne sur quatre n’a pas de titre valide au moment de la vérification faite par les inspecteurs. Ne pensez-vous pas qu’il y a ici matière à se questionner sur le pourquoi de la chose? Sommes-nous ici bêtement en présence d’une clientèle plus délinquante que celle utilisant le transport régulier? Se pourrait-il que ce soit parce que les usagers n’ont pas accès aux mêmes points de vente de titres et aux mêmes méthodes de paiement?  Se pourrait-il aussi que ce soit car les usagers ne comprennent pas les méthodes de paiement qui sont différentes de celles utilisées dans le transport régulier? Se pourrait-il aussi que des usagers choisissent délibérément de ne pas payer leur titre puisqu’ils considèrent qu’ils n’ont pas accès à des moyens de transports similaires à ceux des usagers du réseau de bus et métro de la STM?

Votre communiqué se termine par une phrase qui selon nous se veut infantilisante. « Il vaut mieux payer son transport à 2,45 $ que de risquer d’avoir une amende de 150 $ à 500 $ parce que vous n’avez pas payé! »

Avant l’introduction de la carte OPUS, les usagers du transport adapté avaient accès aux mêmes méthodes de paiement que les usagers du réseau de bus et métro de la STM. L’introduction de la carte OPUS a contribué à créer un obstacle qui n’existait pas auparavant et a ainsi creusé davantage le fossé entre les personnes handicapées et celles non handicapées utilisant le transport en commun à Montréal. Plus de quatre années se sont écoulées. Nous croyons qu’un organisme de défense des droits des personnes handicapées devrait plutôt se concentrer sur cette réalité qui porte atteinte aux droits de ses membres plutôt que d’agir en tant que porte-parole de la STM.

Merci d’avoir porté attention à notre courriel.

Laurence Parent
Marie-Eve Veilleux

176 visualisations, 2 aujourd'hui

Chiens d’assistance et copropriété, un dossier qui n’en finit plus

Sara Leblanc | Actualité nationale, Défense des droits | 17 avril, 2013

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

 

La bataille de Robert Delarosbil pour conserver son chien d’assistance qui est menacé d’expulsion semble loin d’être terminée. Mardi, en commission parlementaire, l’Association des syndicats de copropriété du Québec a réitéré sa ferme intention de forcer M. Delarosbil qui est atteint de surdité à se départir de son animal par un recours en injonction devant la Cour supérieure.

Lire la suite dans Le Soleil.

MÉMO-Qc réitère sa position sur le fait que cet acharnement de la part de l’Association des syndicats de copropriété est inadmissible et que les arguments qu’elle avance sont absurdes et sans fondement. Une personne handicapée a droit à son chien d’assistance, peut importe l’endroit où elle habite, et cet animal ne doit en aucun cas être considéré comme un simple animal de compagnie, puisqu’il aide son maître dans ses déplacements et dans plusieurs tâches de la vie de tous les jours.

 

 

189 visualisations, 2 aujourd'hui

Article sur les déboires de deux personnes blessées médullaires

Sara Leblanc | Défense des droits | 22 mars, 2013

Nous vous partageons aujourd’hui un article sur deux personnes tétraplégiques qui n’arrivent pas à se faire rembourser leurs fournitures médicales par les instances concernées. Il s’agit d’une situation tout à fait inacceptable, puisque du matériel de première nécessité médicale, de surcroît prescrit par des professionnels, n’est pas pleinement remboursé, mettant la santé financière et physique des personnes en danger.

Notons également qu’il s’agit d’un dossier pour lequel MÉMO-Qc a beaucoup travaillé, d’abord dans des dossiers individuels, mais également par des représentations diverses auprès des ministères concernés. Le Protecteur du citoyen est également impliqué dans ce dossier.

Il ne fait aucun doute que nous continuerons à effectuer un suivi serré sur ce sujet.

Lire l’article

264 visualisations, 7 aujourd'hui

Votez pour Linda Gauthier pour le prix Gens de Coeur

Sara Leblanc | Actualité nationale, Défense des droits, Intégration sociale, On aime, Vie associative | 7 mars, 2013

Linda Gauthier, militante du  Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a été mise en candidature en tant que bénévole remarquable pour le prix « Gens  de coeur ».  Ce prix sera décerné après vote du public, à l’émission « Pour le plaisir » du 29 mars prochain à Radio-Canada.  Le prix de 20 000 $ sera versé au RAPLIQ si Linda Gauthier est élue.

Le RAPLIQ est un groupe de militants pour les droits des personnes ayant des limitations.  Constitué il y a 3 ans et toujours sans financement récurrent à la mission globale, les actions du RAPLIQ rayonnent au delà de l’Ile et lancent un message clair fondé sur les droits de la personne à plusieurs acteurs publics, privés et communautaires.  Citons les actions pour l’accessibilité des terrasses des bars et restaurants montréalais, pour l’amélioration du transport collectif et adapté ainsi que des taxis, pour l’accessibilité des bureau de vote, les appuis pour l’accessibilité des films aux Sourds  et la plainte contre la Commission des droits de la personne pour le manque d’accessibilité de leurs locaux.

Vous pouvez voter en ligne dès maintenant, et ce, jusqu’au 24 mars. Chaque vote est important.

Voici l’adresse:  http://www.radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur/formulaire.asp

Nous invitons les membres de MÉMO-Qc ainsi que les sympathisants à la cause des personnes handicapées à appuyer la candidature de Linda Gauthier pour l’ampleur de son implication bénévole quotidienne. Pour Linda, un quart de travail typique n’est pas du « 9 à 5 » du lundi au vendredi. Linda consacre et dédie sa vie aux personnes représentées par son organisme. En effet, depuis la fondation du RAPLIQ, elle travaille entre 75 et 80 heures par semaine. Ce prix pourrait donc récompenser  son implication et son dévouement, qui, pour MÉMO-Qc, sont particulièrement dignes d’être soulignés. Bravo Linda!

Plus d’informations ici.

389 visualisations, 3 aujourd'hui

Une lettre d’opinion sur les interruptions de service des autobus de la STM pour les personnes utilisant un fauteuil roulant

Sara Leblanc | Actualité nationale, Défense des droits | 5 mars, 2013

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Nous vous invitons à lire une lettre parue dans La Presse et signée Marie-Ève Veilleux, traductrice scientifique, étudiante en bioéthique et militante au sein du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ).  En voici un extrait:

À la mi-février, trois jours après une chute de neige ordinaire pour un hiver montréalais (10 à 15 cm), le service d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) était toujours interdit aux personnes utilisant un fauteuil roulant.

En chemin vers le travail, j’ai pu constater que les arrêts sur les principales artères que je croisais (Sherbrooke, Saint-Laurent, Saint-Urbain, Guy) étaient déneigés. Les trottoirs de ces grandes rues, et même des plus petites, étaient praticables. Alors, pourquoi cette interdiction? Pourquoi tant d’ingérence dans la vie des personnes handicapées?

Lire la suite.

En effet, les interruptions de service du réseau régulier de la STM en raison de la neige sont un frein majeur à l’utilisation de ce dernier par les usagers ayant une limitation.
Nicolas Messier, conseiller en intégration volet défense des droits chez MÉMO-Qc, travaille sur ce dossier à travers le comité autobus accessible de la Table transport. Les travaux fait en concertation avec d’autres acteurs du milieu associatif ont mis en évidence ce problème et des solutions ont été suggérées à la STM qui a conscience que le mode de décision actuel ne répond pas aux besoins des utilisateurs. On nous dit que des discussions sont en cours avec la Ville et ses arrondissements pour trouver un moyen de ne pas annuler le service en bloc alors que seulement certains arrêts ne sont pas déblayés.
Bref, MÉMO-Qc, tout comme l’auteure de la lettre, considère qu’il est évident que la situation ne peut rester comme elle l’est en ce moment et que des changements doivent être apportés.

 

 

458 visualisations, 2 aujourd'hui